MES PUBLICATIONS
Le 13 décembre 2005, le Tribunal administratif de Bordeaux a ainsi jugé que: "considérant que malgré l'invitation qui lui en avait été faite par le greffe le 2 juin 2004 dans le cadre de l'instruction, le ministre de l'intérieur n'a pas communique la copie du procès-verbal d'infraction ; que s'il soutient que l'information imposée par l'article R 223-3 précité du Code de la route a été donnée comme cela résulterait de l'avis de contravention type qu'il produit, ce modèle type n'est pas conforme aux exigences du texte précité puisqu'il ne mentionne pas le nombre de points dont le retrait est encouru, mais la simple hypothèse d'une perte de points à laquelle il est répondu par "OUI" ; que l'administration n'établissant pas qu'elle a régulièrement satisfait aux obligations d'information lui incombant en vertu des dispositions précitées, le requérant est fondé à demander l'annulation du retrait de un point dont il a fait l'objet comme intervenu sur une procédure irrégulière ;" (dans le même sens tribunal administratif de Lille 20 juin 2005).
Christophe BOURROUX - AUTO RADIO EXPRESS du 24 septembre 2006
C’est un véritable pavé dans le pare-brise que jette Rémy JOSSEAUME. Selon ce juriste, qui n'est pas avocat, spécialiste du droit routier, les points retirés automatiquement sur les permis de conduire sont illégaux.
Il s’appuie notamment sur le fait que de nombreux automobilistes en infraction n’étaient pas informés par courrier du nombre de points prélevés. Certaines voix s’interrogent sur la caractère moral de cette contestation.
Vous avez déjà peut-être
reçu dans votre boîte aux lettres une
lettre à l’en-tête du ministère
de l’Intérieur qui vous annonce que vous vous
êtes fait flasher à tel endroit et
à telle vitesse ? Dès lors, vous savez
que vous devez payer une amende. Et puis il y a une
petite case Retrait de points, cochée ou pas.
Si le oui est rayée, et bien ce système
serait hors-la-loi. C’est ce qu’affirme Rémy
JOSSEAUME, un juriste spécialiste du droit
routier. Un véritable pavé dans la mare
!
Sa thèse s'appuie sur deux décisions de
justice qui donnent raison aux automobilistes. Les
conducteurs estimaient, en effet, ne pas avoir
été informés du nombre de points
retirés sur leur permis après avoir reçu
l'amende ! Dans les faits, lorsqu'un radar vous
flashe, vous recevez un avis de contravention vous
indiquant bien que vous perdez des points, mais pas de
combien. Et bien, cette pratique est illégale,
si l'on en croit Rémy JOSSEAUME. Selon lui, la
loi est claire : le contrevenant doit être
informé du nombre de points qu'il a perdus au
moment de la verbalisation. C'est très
exactement l'article L 223-3 du Code de la route !
Bref, de quoi alimenter la polémique. D'autant que de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer davantage de transparence. Aujourd'hui, pour connaître son solde de points sur le permis, c'est le parcours du combattant. Il faut se rendre en personne à la préfecture ! Conscient du problème, le gouvernement souhaite améliorer le système. Avec, à l'étude, un site Internet qui nous permettrait de consulter plus facilement le nombre de points qu'il nous reste.
La pratique de nombreux agents
verbalisateurs est désormais de ne plus
indiquer le nombre précis de points retirés
en cas d'infraction. Il se contentent de mentionner ou
de cocher la case "OUI" visée sur le
procès-verbal d'infraction.
Cette mention suffit-elle à informer complètement
le contrevenant ?
Nous ne le pensons pas et affirmons le contraire
depuis plusieurs années ! Lorsqu'il est fait
application de la procédure de l'amende forfaitaire
ou de la procédure de composition pénale, l'article
L.223-3 du Code de la route précise que l'auteur de
l'infraction est informé que le paiement de l'amende
ou l'exécution de la composition pénale entraîne le
retrait du nombre de points correspondant à
l'infraction reprochée, dont la qualification est
portée a sa connaissance ; il est également informé
de l'existence d'un traitement automatisé de ces
points et de la possibilité pour lui d'exercer le
droit d'accès
