"La publication n'a été effective qu'à la mi-janvier, alors que les radars en question sont en fonctionnement depuis le mois d'octobre. Nous pouvons légitimement nous interroger sur la légalité des poursuites engagées. » Pour l'association, l'erreur reviendrait à faire appliquer une loi votée par l'ensemble des parlementaires avant que son décret d'application ne soit publié au « Journal officiel », ce qui veut dire que n'importe quel automobiliste flashé avant la mi-janvier pourrait réclamer l'annulation de son PV devant un tribunal. Au Laboratoire national d'essais (LNE), l'organisme chargé de cette fameuse publication, on se contente d'assurer le bon fonctionnement des radars automatiques, sans se prononcer sur la légalité de leurs mesures. Selon nos informations, plusieurs responsables du LNE ont pourtant évoqué ce bogue en soulevant avec inquiétude l'éventualité de voir justement quelques avocats spécialisés s'emparer de l'affaire. Raphaël Bartolt, le directeur du projet « Contrôle sanction » automatisé au sein de la Sécurité routière, est lui plus catégorique et juge l'argumentaire de l'association « irrecevable ».


